Dire que la psychomotricité se limite à une histoire de mouvements et de gestes serait passer à côté de l’essentiel. Depuis ses origines, cette discipline s’est construite à la croisée des neurosciences, de la psychologie et de la pédagogie, faisant du corps un terrain d’expression privilégié de la pensée et des émotions.
Définition psychomotricité
La psychomotricité s’appuie sur une réalité simple : notre manière de bouger ne se résume pas à une série de réflexes, mais résulte d’un dialogue permanent entre le cerveau, le corps et l’environnement. Elle désigne ce tissage subtil entre fonctions motrices et vie psychique, rendu possible grâce au développement du système nerveux.
Psychomotricité = discipline paramédicale
La psychomotricité s’adresse à une large palette de personnes : enfants, adolescents, adultes, seniors. Dès qu’apparaissent des difficultés à coordonner mouvements, émotions ou comportements, le psychomotricien entre en jeu. Son champ d’action s’étend de la prévention à la rééducation, sans oublier l’accompagnement des troubles psychomoteurs tout au long de la vie. Observer comment perception, émotions, raisonnement, gestes et attitudes s’entremêlent : voilà le cœur de son métier.
Le corps en mouvement n’est pas juste un support : il devient la matière première de l’intervention. Mais la démarche va plus loin. La psychomotricité ne sépare jamais le corps de la personne : elle considère aussi le vécu intérieur, l’histoire singulière, les liens avec le monde social, familial, culturel. Rien n’est laissé de côté.
Concrètement, le psychomotricien s’attache à comprendre comment les interactions entre motricité, émotions et intelligence s’expriment dans le corps. Il observe, analyse, puis construit son accompagnement à partir de ce que le corps révèle. Son action s’ancre dans le concret, ici et maintenant.
Source : http://www.carolecoenen.be
Histoire de la psychomotricité
La psychomotricité n’est pas née d’un seul coup de baguette magique. Son histoire se tisse au fil des décennies, portée par de grands noms comme Henri Wallon ou Jean Piaget, pionniers qui ont compris très tôt que développement intellectuel et développement moteur étaient indissociables.
En France, la profession de « rééducateur psychomoteur » voit officiellement le jour à la fin des années 1940, sous l’impulsion de figures telles que J. DE AJURIAGUERRA et G.B. SOUBIRAN. À l’époque, il s’agissait déjà d’une pratique qui, par le biais du geste et du corps, s’adressait à la personne dans sa globalité.
Quelques décennies plus tard, l’État reconnaît la spécificité de ce métier : un diplôme d’État est créé en février 1974 (décret no 74-112), puis le cadre réglementaire évolue en 1985 (décret no 85-188). Le titre de « psychomotricien » s’impose alors, marquant la reconnaissance officielle d’une expertise singulière.
Source : http://www.tousalecole.f
Qu’est-ce que la psychomotricité en 15 lettres ?
Mathilde Etienne, psychomotricienne à Chatou, propose une approche concrète, adaptée à chaque patient, pour mieux comprendre l’évolution possible d’un bilan psychomoteur.
Pour approfondir ce sujet ou découvrir d’autres facettes du métier et de la psychomotricité, sa page dédiée rassemble des ressources et des articles accessibles à tous.



